Press Comments

“l’effet d’une bombe dans le milieu musical”

Marie-Thérèse Lefebvre, speaking of OPÉRAaaaAH dans « Micheline Coulombe Saint-Marcoux et Marcelle Deschênes : pionnières dans le sentier de la création électroacoustique », Circuit 19/1 (juillet 2009).

OPÉRAaaaAH a eu l’effet d’une bombe dans le milieu musical. […] Jamais un tel événement, d’une ampleur « wagnérienne », n’a suscité autant de discussions à l’époque. […] Le public assistait à une genèse imaginaire de l’univers dans laquelle l’auteure avait inscrit son univers psychique et ses préoccupations sociales : une synthèse artistique où se côtoyaient simultanément la peinture lumineuse tridimensionnelle sur corps humain, la projection de diapositives synchronisée avec la bande magnétique, la pantomime, une performance de Monty Cantsin qui procédait en direct à une prise de sang sur son propre corps, des odeurs de fraises et de foin mouillé, le tout accompagné d’une diffusion musicale que traversait, telle une lame acérée, un fragment du Requiem de Mozart et d’autres citations.

“du corps, de la prestance, de la force […] une fragile délicatesse, une subtilité, une limpidité presque diaphane”

Mario Gauthier, “Points de passages,” review of the DVD petits Big Bangs (2007) on electrocd.com, 15 September 2007.

Cette musique possède du corps, de la prestance, de la force en même temps qu’une fragile délicatesse, une subtilité, une limpidité presque diaphane. […] De tout ce travail [de mastering] obstiné, silencieux et souterrain… rien ne transparaît, hormis le très haut niveau musical, l’originalité et les qualités musicales et sonores indéniables des œuvres de Marcelle Deschênes. Et c’est à cela que, selon moi, on reconnaît un mastering réussi.

“belongs in the highest rank of contemporary acousmatics”

Massimo Ricci, review of the DVD petits Big Bangs in Touching Extremes, 1 June 2007.

In the five pieces comprised by this DVD we experience both the technical mastery and, dare I say, the attitude of a woman that marks her own territory in different sonic regions with a blend of visionary elasticity and historical perspective. … Deschênes is able to exploit the multitude of shades of her electroacoustic palette by not limiting herself to theatricality… and also by sapiently fusing actual instruments and tapework, like in Moll, opéra lilliput pour six roches molles.… Spiritually remunerative, petits Big Bangs is one of those sleepers that should instead be jet-propelled to a wider attention, as it belongs in the highest rank of contemporary acousmatics.

“a level of immediacy rarely attained in that most abstract field of music”

François Couture, review of the DVD petits Big Bangs in All-Music Guide, 11 January 2007.

The six tape pieces presented here reveal a sensitive and whimsical composer possessing the plastic flair of Dhomont, the unsettling poetic sense of a Michel Chion, and a personal touch that empowers her music with a level of immediacy rarely attained in that most abstract field of music. … empreintes DIGITALes has released a handful of albums in 2006… but the one that stands out is Deschênes’ petits Big Bangs, for its unique poetic qualities.

“one of my most intense sound art experiences ever”

Ingvar Loco Nordin, review of the DVD petits Big Bangs (2007) on Sono Loco, 1 January 2007.

Marcelle Deschênes has given me one of my most intense sound art experiences ever.

“une musique vivante savante sentie”

Jean-Noël von der Weid, “La dévoration de l’azur,” Paris (France), 26 June 2005.

Avant tout autre, Marcelle Deschênes prit un effroyable soin à développer la polyvalence, la polysémie sonore et visuelle : pédagogie, composition, musiques mixtes, expérimentales, acousmatiques, électroacoustiques spatialisées, multimédias, travail en équipes pluridisciplinaires, technologies de pointe, photographie. Non pour écraser les esprits, mais pour les acheminer dans de nouveaux trains d’ondes et renouveler l’arbre des sensations; pour creuser nos plissements, corser l’emboîtement de nos corps sonores, mosaïques de volupté jamais rassasiée. Ainsi « retrouver la nudité originelle, la dimension perdue ». / En résulte une musique qui utilise tous les langages, une musique vivante savante sentie, puis comprise, la musique classique de demain matin, celle dont les déchirements de chair correspondent à l’élaboration de l’imagination, à la pertinence de la pensée.

“orageuse, sereine, tendre et audacieuse … toute la gamme des émotions”

Rosemary Mountain, “Creating and Contributing: The Expansive Spirit of Marcelle Deschênes” in Musicworks 86 (Summer 2003), Trans. François Couture, August 2006.

Orageuse, sereine, tendre et audacieuse, la musique de Marcelle Deschênes se meut confortablement dans toute la gamme des émotions, souvent avec une rapidité époustouflante. L’auditeur abdique tout naturellement devant l’habileté supérieure avec laquelle sont façonnés ses climats sonores, prêt à suivre la compositrice et à accepter les couleurs et les images étourdissantes qui accompagnent souvent les sons. Ces dimensions visuelles sont parfois évidentes, à travers une présentation multimédia, mais même dans le cadre d’une œuvre strictement sonore, l’imagination de l’auditeur est titillée et produit une riche imagerie mentale. Et au cœur même de cette musique se trouve une énergie qui appelle à une écoute qui est tout sauf passive.

“fascinating imagery that permits new interpretations in one’s head at each listening”

Rosemary Mountain, commenting on Le Bruit des Ailes (2000/2002) in “Creating and Contributing. The expansive spirit of Marcelle Deschênes,” Musicworks 86 (Summer 2003).

Le Bruit des Ailes (the sound of wings) demonstrates Deschênes’ maturity in manipulation of sounds to create and maintain fascinating imagery that permits new interpretations in one’s head at each listening. Confident in its own style, it blends familiar sounds in the style of musique concrète and soundscape works with other that seem clearly synthetic. … Deschênes’ familiarity with and love the electronic world means that she can hover between the organic and the technological, or the urban and the rural, without leaving them in a simplistic opposition. … She can shape any and all sounds exactly to match whatever form or phrase she envisions.

“a hymn of rebellion”

Marie-Eve Gladu, quoted in Iona Monahan, review of Musique défilé (2000), The Gazette, 22 February 2000.

It was a mad dance, a hymn of rebellion. The trajectory of a wild woman inside each of us.

“buen control del espacio y de la profundidad sonoras”

LEVANTE — El Mercantil Valenciano, concert review of Indigo (2000), finalist in the ART’S XXI competition.

Compuesta en su laboratorio personal, conocido por el nombre de Bruit Blanc, esta pieza para cinta sola encierra buenas dosis de dramatismo y un buen control del espacio y de la profundidad sonoras.

“une œuvre accomplie”

Michel Bois, review of Vertigo Terrae — Paysages virtuels (1995) in Le Voir, 21 December 1995.

Un court spectacle multimédia, un hommage à la terre, mais surtout une œuvre accomplie pour le plus grand plaisir de nos sens.

“fraîcheur… humour… poésie… finesse”

Françoise Barrière, commenting on MOLL, opéra lilliput pour six roches molles (1976) in “Électroacoustique-Québec: l’essor,” in Circuit 4 (1993).

En 1978, Marcelle Deschênes, envoya au Concours de Bourges sa pièce MOLL, opéra lilliput pour six roches molles. Elle obtint brillamment le premier prix de musique électroacoustique mixte. L’œuvre rompait totalement avec le style des musiques mixtes; la fusion si réussie des instruments et de la bande contredisait l’usage généralisé de l’électroacoustique comme accompagnement décoratif des instruments, le mariage heureux de sons de nature enregistrés, de sons électroniques et instrumentaux bousculait d’autres interdits propres cette fois aux conceptions en vigueur chez certains électroacousticiens. MOLL reste encore aujourd’hui pour moi magique avec sa fraîcheur, son humour, sa poésie, sa finesse.

“one of the finest kinetic works produced on a monumental scale”

David W. Bermant, review of BIG BANG II, “Successful Public Art: Is it possible?” Alternative Museum, New York City, 1988.

BIG BANG II is one of the finest kinetic works produced on a monumental scale. This fantastic sculptural environment is a perfect example of how sophisticated technology can be converted into an æsthetic experience to successfully communicate with a wide audience. … I left the exhibition feeling I had been in the middle of outer space on a strange planet. Today, almost two years later, the experience is still vivid in my mind. What more can a work of art do than that?

“une véritable fête pour l’œil et pour l’oreille”

Jean-Philippe Beaudin, review of Lux (1985) in Le Devoir, 7 December 1985.

Lux a été une expérience sonore et visuelle tout simplement éblouissante. On n’est pas prêt d’oublier cet extraordinaire ballet kaléidoscopique qui a été une véritable fête pour l’œil et pour l’oreille. Devant l’ampleur d’une telle réussite, on peut se demander si la simple formule du concert rend vraiment justice à la musique dite contemporaine […]. Une œuvre « multi-média » comme Lux, que nous sommes presque tentés de qualifier de chef-d’œuvre, a certainement de quoi séduire les auditeurs qui se montrent les plus récalcitrants à la musique moderne.

“époustouflant”

Daniel de Bruycker, review of Écran humain (1983) in Le Soir (Brussels), 22 June 1984.

Adieu Euclide, voici l’Ecran Humain! On n’a rien vu d’aussi époustouflant depuis les premiers laser-shows; à l’écran on ne verra rien d’aussi fou et beau à la fois jusqu’à […] la prochaine visite de « Performance Multi Média ».

“spectacle bouleversant d’une très grande intensité”

Maryvonne Kendergi, review of OPERAaaaAH (1983) on Le Grand Caroussel, Radio-Canada, 12 March 1983.

Spectacle bouleversant d’une très grande intensité, cette œuvre est un témoignage sur notre époque, notre temps et notre milieu. […] Il y a longtemps que je n’avais éprouvé un choc pareil en profondeur.

“défiante d’originalité, de surprises et de rebondissements multiformes”

Gilles Lamontagne, review of OPERAaaaAH (1983) in Québec-Rock, March 1983.

C’est à une manifestation de caractère avant gardiste et à une surexcitation des sens que nous convie OPERAaaaAH, une œuvre inclassable, défiante d’originalité, de surprises et de rebondissements multiformes.

“musique douce et féerique, envoûtante parfois”

Gilles Potvin, review of MOLL, opéra lilliput pour six roches molles (1976) in Le Devoir, 22 March 1976.

Musique douce et féerique, envoûtante parfois. […] Elle nous charme totalement et la réussite est indiscutable. Une autre plume au chapeau de ce compositeur de grand talent.

“une musicienne d’une rare intelligence et douée d’une oreille tout à fait exceptionnelle”

Serge Garant, review of Talilalilalilalarequiem (1970) on Musique de notre siècle, Radio-Canada, 15 September 1975.

Elle fut l’une de mes premières élèves en composition et je me souviens encore de la forte impression que me firent ses premiers travaux. C’est une musicienne d’une rare intelligence et douée d’une oreille tout à fait exceptionnelle. […] C’est une œuvre sobre, sans éclat inutile qui se meut dans un monde assez étrange qui n’est pas sans rappeler parfois certaines musiques orientales. Il y a là des trouvailles de timbre, notamment à la percussion, très personnelles. Et il s’en dégage une sorte de sérénité un peu triste que je trouve pour ma part très envoûtante.